
Ce n’était pas un parcours de tout repos qui nous était proposé (près de 23 km et 140 mètres de dénivellation cumulée), pour le plus grand bonheur des plus sportifs des participant(e)s (de toute façon, le parcours est connu à l’avance, donc de surprise !).
En cette période de vacances et de fêtes, cette randonnée a réuni un petit millier de personnes, augurant d’un rythme plutôt soutenu… ça se vérifiera !
Peu après le départ à 14h30, le premier fait marquant de cette randonnée est un premier passage pavé très classique et souvent emprunté (sur la Place Valhubert) mais toujours très "agréable" en début de randonnée ! On enchaîne sur une première montée, le Boulevard de l’hôpital, complété du Boulevard Arago, qui nous mène sur la place Denfert Rochereau et… ses pavés !
Après ce début musclé mais effectué à un rythme raisonnable, ça redescend tranquillement jusqu’au secteur de Port-Royal avant une côte de choix : l’avenue des Gobelins. Ça monte, mais il y a pire à Paris, à commencer par la rue Saint Jacques… Les gobelins nous amènent donc sur la place d’Italie et… ses pavés ! Et pas des petits en plus, les débutants ont du apprécier cette première partie qui je l’espère n’aura pas fait trop d’écrémage (votre rapporteur se situe sinon dans les premières lignes de la rando, au moins dans le premier tiers).
Puis, après une sympathique descente sur le haut de la large avenue d’Italie, changement de décor avec l’entrée sur la rue de Tolbiac beaucoup plus étroite. Pas de casse à l’avant, malgré des travaux qui ont rendu le passage encore plus étroit qu’à l’origine. La longue traversée de cette rue se fait tranquillement, une fois l’entonnoir des travaux passés. Traversée qui nous mène sur le Pont de Tolbiac, qui nous fait repasser de façon définitive sur la rive droite de la Seine. Commence une longue remontée jusqu’aux boulevards des Maréchaux, via notamment la rue Taine, belle côte elle aussi qui m’était inconnue jusqu’alors mais qui gagne à être connue pour tout amateur de pentes qui se respecte !
A noter une petite anecdote une fois arrivé en haut de cette surmontable montée. Nous avions déjà remarqué (moi le premier) que le temps n’était pas aussi beau qu’espéré, avec un soleil très, très discret. A ce moment, il tombe même quelques petites gouttes qui font craindre le pire à certaines personnes dans mon voisinage. Pris d’un doutes, je dégaine mon téléphone portable pour visualiser les radars : rien à signaler, aucun écho de pluie n’apparait. Ces quelques gouttes devraient donc rester anecdotiques :)
La masse que constitue notre cortège continue donc, plus ou moins rassurée par les cieux, son cheminement vers la Porte Dorée qu’elle atteindra via l’avenue Daumesnil. Commence alors une petite trotte sur l’un des boulevards des Maréchaux, le Boulevard Soult. Et là c’est le drame ! Une personne tombe devant moi, je n’ai pas le temps de l’éviter, et n’ayant pas la dextérité pour faire un saut, je le percute… après quelques mètres en équilibre très instable, je finis par tomber sur l’avant mais heureusement j’ai eu le temps de préparer la chute, et donc je m’en suis sorti assez bien et j’ai pu repartir dans la foulée, avec juste un léger hématome sous le genou droit… A noter quand même que dans la chute j’ai réussi je ne sais comment à sectionner l’un de mes lacets de roller…
Bon gré mal gré je repars très lentement et rejoins la tête du cortège arrêtée une centaine de mètres plus loin à un carrefour. Et la pause arrive peu après, après que nous ayons traversé le cours de Vincennes qui nous amène donc sur la place de la Nation, sous un temps redevenu totalement sec.
Après une courte pause, nous repartons en direction de la place de la République (et ses pavés ? Non, c’est fini il n’y en a plus !) via la rue de la République. Cette dernière marque la dernière descente notoire du parcours et aura, selon les dires d’un informateur de haut rang puisque membre du staff qui entoure cette randonnée, fait plusieurs victimes dans une chute collective…
Et alors que nous nous rapprochons du coeur de Paris, voilà que notre cortège se met à devenir bien bruyant… la faute ( ?) à quelques jeunes qui ont mis plusieurs (longues…) minutes à déterminer qui de babord ou de tribord gueule le plus fort (d’ailleurs je n’est pas relevé le bord gagnant !). Tout celà sous le regard des nombreux piétons sur les trottoirs…
Quant enfin ce tohu-bohu cesse, nous sommes sur les quais de Seine (plus précisément, le quai de Gesvres, puis le quai de l’hôtel de Ville, et enfin le quai des Célestins). Et la randonnée s’achève par le boulevard Henri IV qui nous ramène vers notre destination aussi bien initiale que finale, à savoir la place de la Bastille. Il n’est que 17h10, signe que le rythme a bien été soutenu !
Voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter, fidèles lectrices et lecteurs, une excellente année 2008, une bonne santé aussi c’est important, à vous ainsi qu’à celles et ceux qui vous sont chers.
A l’année prochaine !