
Le parcours proposé était relativement peu pentu globalement, toute la dénivellation étant concentrée sur la deuxième partie de la randonnée (sans que ça ne soit bien compliqué malgré tout, on a vu pire !). Parcours de 20 km avec une dénivéllation de 60 mètres.
Comme indiqué en préambule, la météo avait des allures de printemps en ce dimanche : temps sec, soleil à peine voilé (un peu plus à la fin, tout en restant anecdotique), une température très douce (15 à 16 degrés à l’ombre) et un vent plutôt faible. Bref des conditions quasi-parfaites qui ont incités au moins 3000 personnes à venir rouler.
Voici donc le déroulement de cette randonnée, avec les principaux temps forts (et, comme d’habitude maintenant, la liste exhaustive des rues traversées lors de cette randonnée) :
Un départ mouvementé
A peine installé sur le bitume du boulevard Bourdon, avant même le départ, les staffeurs sont amenés à intervenir à deux reprise car des pompiers venus de la place de la Bastille doivent intervenir à quelques mètres en aval du départ de la randonnée. Il faut donc séparer la foule en deux pour laisser un passage aux véhicule au milieu. Chose réalisée avec promptitude, le hurlement des sirènes des véhicules n’y étant certainement pas pour rien, en plus du travail du staff. Départ donc, en direction de la Seine que nous approchons une première fois via le pont Morland, puis nous remontons le boulevard de la Bastille pour un premier tour de chauffe des plus classiques. Premier arrêt, et de nouveau des sirènes stridentes se font entendre. C’est reparti comme au départ, la foule se scinde rapidement en deux, ouvrant le passage aux véhicules de secours. On a connu plus calme comme départ !
En attendant les quais de Seine…
Nous voilà revenus sur la place de la Bastille, avant de rejoindre la rue Saint-Antoine se présente la première section pavée du parcours, qui sera le théâtre de l’unique chute qui aura eu lieu ce jour sous mes yeux. Les pavés, quel bonheur ! Après une ligne droite des plus tranquille, nous faisons un bref passage sur la rue de Rivoli avant de prendre à gauche la rue de Fourcy prolongée par la rue des Nonnains d’Hyères. Celle-ci nous amène sur l’Ile Saint-Louis via le pont Marie, et la rue des deux ponts (qui porte bien son nom) nous amène sur le pont de la Tournelle et qui nous amène sur la rive gauche que nous ne quitterons pratiquement plus. A noter quelques pavés au passage des ponts, sans grande difficulté (et pas de grabuge à signaler à l’avant). Nouvel arrêt pour attendre les tortues.
Les quais de Seine
Nous y voici donc, pour une longue traversée de 5,5 km (soit un quart du parcours) qui nous amènera jusqu’au pieds de la Tour Eiffel. Je passe rapidement sur cette partie très agréable à rouler mais sans fait marquant à signaler. On enchaîne donc les différents quais : quai de la Tournelle, quai de Montebello, quai Saint Michel, quai des Grands Augustins, quai de Conti, quai Malaquais, quai Voltaire, quai Anatole France, quai d’Orsay, et enfin le quai de Branly. Tout juste pourra-t-on retenir le passage par un petit tunnel sous un croisement qui aura été l’occasion d’une belle mais courte descente suivie d’une aussi courte remontée mais bien raide, de quoi se chauffer les jambes !
Sur la route des Invalides
Si la traversée des quais a été une formalité, la sortie s’annonce plus compliquée : en effet, la rue de la Fédération s’aborde par un virage de plus de 200° avec un passage pavé légèrement en dévers… Bien évidement le staff incite à ralentir sensiblement pour passer cette difficulté qui, dans les lignes dans lesquelles je me trouvais, n’aura pas posé de problème aux patineurs. Le cortège poursuit son cheminement par l’avenue de Suffren, puis l’avenue de Lowendal. Les Invalides approchent, nous y arrivons par le boulevard de la Tour Maubourg qui nous mène à la place Santiago du Chili. Enfin se présente la place des Invalides que nous traversons par la rue de Grenelle.
Cap sur Montparnasse
Et c’est parti pour une longue mais progressive (pas très pentue) montée qui nous amènera jusqu’à la pause et même un peu au-delà. Ça commence donc par le boulevard des Invalides, puis le boulevard du Montparnasse. A noter qu’il y a quelques semaines, lors du dernier compte rendu, le parcours empruntait ces mêmes boulevards mais dans l’autre sens. On varie les plaisirs, et au passage, comme nous sommes dans le sens de la montée, on se rend compte qu’ils sont quand même un peu pentus ! Une dernière petite côte sur la rue du Départ et nous voilà sur le lieu de la pause, la place Raoul Dautry. A noter qu’en raison de l’étroitesse de la rue d’accès et de l’affluence, il faudra une dizaine de minutes pour que les tortues atteignent la place par rapport aux premiers arrivants !
Une dernière montée avant une belle descente
Vicieux le concepteur du parcours ? On pourrait le croire a en lire le profil de la randonnée : la pause est à mi-pente d’une longue montée. Le redémarrage est donc… en montée, sur l’avenue du Maine. Mais ça ne dure que 2 km environ et rapidement le cortège atteint le point culminant du parcours : Alésia (pour être précis la place Victor et Hélène Basch). S’en suit une longue descente peu pentue, par l’avenue du Général Leclerc, où les rollers sont si je puis dire en roue libre. Très reposant ! Et ce ne sont pas les pavés de la place Denfert Rochereau qui nous gâcheront notre plaisir ! La descente se poursuit tranquillement par l’avenue Denfert Rochereau puis l’avenue de l’Observatoire et le boulevard Saint Michel. Enfin, presque tranquillement, car suite à un arrêt pour regroupement du cortège, devant les jardins du Luxembourg, un membre de la brigade roller gratifie les premiers rangs d’une belle chute ! D’autre part, peu avant, nous avons à nouveau eu à faire avec un véhicule de secours, mais cette fois-ci à un croisement. Donc il a du couper la randonnée perpendiculairement et non pas la parcourir de bout en bout. Encore du travail pour le staff - qui a du arrêter les patineurs le temps que le véhicule traverse la voie, alors que les premières lignes étaient passées devant- bien réalisé une fois de plus ! S’en suit la dernière partie de la descente (toujours sur le boulevard Saint Michel) un peu plus pentue et donc parcourue plus prudemment.
Un lâcher avant l’arrivée
Arrive maintenant le boulevard Saint Germain. Est-il encore nécessaire de détailler sa traversée qui est devenue au fil des randonnée un véritable rituel ? Allons-y une dernière fois : ça commence donc par un début de traversée tranquille d’à peine 500 m avant un arrêt toujours au même endroit, au croisement avec la rue Saint Jacques. Ensuite le meneur donne ses instructions puis lance le cortège à une allure d’abord modérée, puis soutenue. Enfin après quelques centaines de mètres c’est le lâcher, les vitesseux accélèrent et s’en donnent à coeur joie sur quelques centaines de mètres. Enfin, au bout du boulevard, regroupement général. Et ce dimanche, ça c’est passé pile poil pareil ! La fin de la randonnée est une formalité, le cortège emprunte le pont de Sully puis le boulevard Henri IV pour regagner la place de la Bastille, l’arrivée, à l’horaire prévu à savoir environ 17h30.
Voilà pour cette randonnée très agréable (encore plus que d’habitude avec le beau soleil et la douceur), à bientôt pour de nouvelles aventures !