
La Préfecture de Police de Paris assure le soutien logistique des randonnées en Rollers et autorise toutes les semaines le parcours choisi. La Brigade de Policiers en Rollers assure un encadrement de sécurité lors des randonnées sillonnant la Capitale. Afin de permettre le meilleur déroulement de celles-ci, une collaboration étroite et un dialogue permanent ont étés instaurés entre les organisateurs et la Préfecture de Police.
Si la création de la Préfecture de Police résulte de la loi du 28 Pluviôse an VIII (17 février 1800), elle plonge ses racines dans des structures d’Ancien Régime. En effet, la Prévôté de Paris et la Lieutenance Générale de Police ont créé une institution policière qui a su s’adapter aux mutations de la Capitale.
Les prémices féodales : du Vicomte de Paris au Prévôt de Paris
Henri ler fonde la police parisienne, dont l’histoire suit largement celle de la Nation et dont l’organisation a servi de modèle aux autres cités. Auparavant, l’administration générale et la police étaient déléguées, conformément aux coutumes féodales, à un haut personnage : le Vicomte de Paris. Le Roi abolit cette charge en 1032 pour lui substituer une magistrature nouvelle : la Prévôté de Paris.
A la fois gouverneur politique de Paris, commandant militaire, administrateur et chef de la police, le Prévôt s’appuie sur une troupe de 12 Sergents à cheval et 20 à pied rapidement renforcée par un « Guet Bourgeois ». Toutefois Paris, résidence royale, siège de l’administration et place commerciale, méritait une sécurité particulière.
En 1321, le système devient plus complexe : on adjoint au Prévôt du Roi un Lieutenant Civil, juge doté de certains pouvoirs de police administrative, et un Lieutenant Criminel ordinaire, aux fonctions strictement judiciaires.
A partir du XIVème siècle, de nouvelles formes sont mises en place sous l’autorité du Prévôt, augurant déjà l’émergence d’une police moderne. Des « Commissaires-enquêteurs » sont établis pour décharger les magistrats de certaines instructions avec pour missions de « tenir la ville et les citoyens en paix, en union et sûreté ». Cependant, malgré tous les efforts de la royauté, le XVlème siècle est le théâtre d’un lent déclin de la fonction policière qui aboutira en 1610 à l’assassinat d’Henri IV par Ravaillac, et à l’insécurité de la première moitié du XVIIème siècle. A partir du XVème siècle, le maintien de l’ordre en cas de troubles était assuré par des unités spéciales composées d’archers.
Les fondements monarchiques : de la Lieutenance de Police à la Lieutenance Générale
Louis XIV, décidé à agir énergiquement pour rétablir « le bon ordre et la discipline publique » réunit un comité de 15 sages. En 1667, est alors créée la Lieutenance de Police.
Cette nouvelle charge marque la véritable naissance de l’institution policière à Paris.
Gabriel Nicolas, Seigneur de La Reynie, est nommé premier Lieutenant de Police. Ses compétences deviennent très étendues : sécurité des rues, police criminelle, hygiène et propreté publiques, lutte contre les incendies...
L’organisation se structure en bureaux spécialisés (Cabinet et administration centrale) et en bureaux centraux (une centaine d’employés), et l’institution prend son essor au XVIIIème siècle.
Le premier Préfet de Police : Louis-Nicolas Dubois
La création de la Préfecture de Police
Bonaparte prend le parti de donner une cohésion à la police parisienne et calque les compétences de la Préfecture de Police sur celles de la Lieutenance. Aussi la loi du 28 Pluviôse an VIII sur l’administration locale française crée-t-elle la Préfecture de Police.
A sa tête, Bonaparte place un homme de confiance : Louis-Nicolas Dubois. L’arrêté du 12 Messidor an VIII (1 er juillet 1800) précise, tous les domaines de compétences du Préfet de Police, que nous retrouvons aujourd’hui : large attributions de police municipale (voirie, liberté et sûreté de la voiè publique, salubrité, secours aux noyés, protection des monuments publics ...), compétences en matière de police judiciaire.
Le prefet actuel est Pierre MUTZ.